À la une Politique Syndicats & asso

Monique Rubin, présidente de la FNSCMF : Nous demandons à être entendus sur le projet de loi de finances pour 2020 qui contient des dispositions dangereuses pour nos entreprises !

Article rédigé par Frédéric COUREAU

Le Projet de Loi de Finances (PLF) 2020 prévoit un certain nombre de mesures qui vont renchérir les prélèvements sur les entreprises !!

Ainsi, sous couvert de taxation écologique, le gazole non routier sera davantage taxé et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) augmentera.
Si la modification est adoptée par le Parlement, la TICPE passera de 18,82c€/l actuellement à 37,68c€/l dès le 1er juillet 2020 !

De même, une éco taxe pour le transport aérien sera instaurée et dès le 1er janvier prochain, une augmentation du barème pour le malus automobile pourrait intervenir !
Autant d’augmentations qui fragiliseront des pans entiers de notre économie.

Par ailleurs, comment ne pas craindre que la suppression progressive de la taxe d’habitation ne soit compensée par une augmentation de la fiscalité locale sur les entreprises ?
En outre, inquiets de la volonté du gouvernement de modifier les conditions d’attribution de l’acre (Aide aux créateurs et repreneurs d’entreprises) et de la réduction de sa durée, nous nous
interrogeons sur le risque de modification, en cours de période, de ce dispositif d’exonération de charges sociales applicable aux micro-entrepreneurs.
Nous avons besoin de visibilité sur le poids des charges sociales et de la fiscalité et non de changements tous les ans de la règle du jeu !

La fédération des marchés de France s’insurge contre cette mesure, qui intervient sans échange préalable avec les organisations patronales, dans un délai hyper court puisque cette modification pourrait s’appliquer dès le 1er janvier 2020 !
L’heure est grave car si ce texte devait passer en l’état, ce serait un recul notable pour les micros- entrepreneurs inscrits dernièrement, qui se verront réduit seulement à un an d’accompagnement !
Concrètement, au lieu de bénéficier de trois années moins chargées, les micro-entrepreneurs seront
traités à partir de 2020 comme les autres indépendants, avec une année blanche. Nous prenons acte cependant, il faut le relever, de l’extension du bénéfice de l’acre au conjoint collaborateur.

La raison? Des créations d’entreprises bien plus nombreuses que prévu et la généralisation de ces exonérations à tous les nouveaux entrepreneurs depuis le début de 2019, le coût pour l’Etat s’emballe : 1,4 milliard d’euros de coûts en 2022.

Mais alors, comment peut-on parler de dynamique commerciale, de volonté de protéger la création des TPE, de valoriser et soutenir nos entreprises commerciales et artisanales si une telle mesure voit le jour ?

La fédération nationale des marchés de france exige l’abandon de ces réformes susceptibles de mettre en péril nos entreprises et une rencontre immédiate avec les pouvoirs publics !

Monique RUBIN, Présidente FNSCMF


Un article publié en partenariat avec PILE ICI, l’Application mobile 100% dédiée aux commerçants et services itinérants pour enrichir l’expérience de consommation avec leurs clients et booster leurs ventes ! – En savoir plus : voir le site

Voir le site PILE ICI, en savoir plus : Cliquer ici

À propos de l'auteur

Frédéric COUREAU